📚chroniques

Incendies dans le Sud de la France, terreur et désolation.

4 min de lecture

Gard / Hérault, Pyrénées Orientales, les criminels sont de sortie.

Leur arme, un briquet, une boite d'allumettes. L'air effacé, jubilation interne. Le jeu du chat et de la souris a commencé...

La fumée s'élève, timidement d'abord, elle couve sous le petit tas de foin. Il regarde, retenant sa respiration, transpirant déjà comme une couenne sur le barbecue... A la maison, tout est normal. Personne ne se doute de rien. Il est propre sur lui, respecte les normes, les lois. Il est poli et serviable avec ses voisins.

Et tout à coup, le feu explose sous son regard fiévreux. Sa lèvre tremble d'émotion. Ses mains moites tripotent le briquet qui a servi à déclencher l'incendie. Il n'arrive pas à décoller ses semelles du sol. Pourtant, la voix de la raison lui dit de faire fissa. Pour que ça fonctionne, il faut allumer d'autres foyers. Cela le rassure car comme une drogue, une fois le flash atteint, la descente est douloureuse. Pour rester en haut, il faut allumer d'autres foyers. Et puis ça rassure. Un seul foyer ne serait pas suffisant, peut-être. Quelle guigne, si jamais le feu ne se propage pas. Tout ça pour ça ?

Il regarde le ciel, exprime un soupir. Le soleil darde, le vent décoiffe ses cheveux, caressent sa barbe de baroudeur. Ses muscles se bandent, il a du mal à avaler ce restant de salive coincé au fond de la gorge. La fumée lui pique les yeux. Il s'éloigne. Combien de pas ? Toujours le même nombre.

Il marche, solitaire, sur le chemin poussiéreux. Les hautes herbes sèches s'inclinent sur son passage, comme pour implorer sa pitié... Il ricane tout en malaxant son cher briquet que le soleil rend brillant comme un talisman. Ses pas font vibrer la terre dure assoiffée. Le soleil darde, insensible aux cris des oiseaux affolés qui bravent le vent pour nourrir leur portée. Ils savent déjà que la catastrophe va leur ravir leur descendance. Tous les animaux assommés par la chaleur frémissent et réunissent leurs dernières forces. L'ennemi de la terre et du vivant fait résonner le sol asséché, comme un tambour annonçant la mort.

Des milliers d'hectares détruits, des millions d'animaux brulés vifs, des arbres centenaires en feu... pollution de l'air, de l'eau, et des malades qui en crèvent.

Des maisons qui disparaissent... L'histoire de toute une vie qui part en fumée...

Mais lui, il se sent revigoré. L'odeur du feu le suit, comme une esclave dévouée, prête à céder à tous ses désirs...

Chaque année, c'est la même histoire. Le pyromane attend son heure, se réjouit de la sécheresse, du vent. Ses yeux reflètent déjà l'incendie... Ils procèdent tous de la même manière, allumant plusieurs feux côte à côte...

Aussi, si vous voyez plusieurs départs de feu à distance rapprochée, pas de doute, c'est la secte des criminels pyromanes.

Je pense sincèrement que plus les autorités lanceront des appels à la prudence, appels repris par les médias, mairies, et toute personne bien pensante... et plus les pyromanes s'empresseront de battre le briquet ou de craquer l'allumette.

Par contre, ces connards doivent vraiment être traités comme les criminels qu'ils sont.

Pas de cadeau, l'échafaud !

Cour d'assises, au lieu du classement sans suite pour cause de dérangement du cerveau. Ce sont des dangers pour la société.

Notre justice française sait ô combien s'acharner sur les gens qui travaillent, par des règles, des injonctions et des harcèlements sans fin, poussant souvent les artisans de leur vie au suicide. Elle s'acharne sur "ceux qui ne sont rien", allant d'ailleurs jusqu'à proposer leur élimination pure et simple par "la douce mort". Mais les criminels, ça non, non... Les criminels, on les bichonne...

Bref.... Le Gard, l'Hérault, les Pyrénées-Orientales, brulent, et les responsables sont dans la nature, la nature qu'ils s'appliquent à détruire... Certains sont traqués par la gendarmerie, c'est un jeu du chat et de la souris, vraiment. Ils se savent traqués, alors ils en jouent. Ils essaient d'allumer un maximum de foyers avant d'être pris. Parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien !!! Ils se feront passer pour fous, et ça marche à tous les coups.

Chaque année, c'est le même scénario...

Qui s'en inquiète ?

Les citadins n'ont pas que ça à foutre. Ils doivent scroller comme des malades, se plaindre qu'il fait chaud, jeter des commentaires d'offusqués sur les réseaux, et voilà...

Dormons...

💬 Commentaires

Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à commenter!

Laisser un commentaire

Votre email ne sera pas publié

💡 Bon à savoir: Votre commentaire sera publié immédiatement. Vous pourrez le modifier ou le supprimer pendant 10 minutes après sa publication.